La famille Koechlin dans le monde
Les cartes ci-dessous indiquent les lieux de naissance des membres de la famille de 1600 à nos jours. Cliquez sur les onglets pour afficher la période correspondante. Chaque "bulle" correspond à un ancêtre. Cliquez dessus pour avoir le détail. NB : les cartes postérieures à 1900 ne sont visibles que pour les membres de la famille enregistrés sur le site et disposant des droits d'accès à ces informations.
Carte historique des origines de la famille Koechlin
La carte ci-dessous répertorie les lieux où sont apparus les noms d'ancêtre de la famille Koechlin (voir la rubrique "Origine de la famille Koechlin" pour plus de détail). Vous pouvez consulter égalerment cette même carte dans Google Maps.
Les Kochli à Stein-am-Rhein
Au 15e et 16e siècle, la famille Köchli se développe à Stein, faisant de la ville le berceau de la famille Koechlin actuelle.
Au XVe siècle, apparaissent à Stein-am-Rhein les familles Köchlin et Köch. Ces deux familles semblent très proches et parfois même se confondre. En effet, Herman Köchlin, qui possède en 1465 un étal de chaussures devant l'hôpital, est mentionné dans les écrits en 1472, avec son étal de chaussures, mais cette fois-ci sous le nom de Hermann Koch.
La famille Köch donne à la ville plusieurs bourgmestres au 16e et au 18e siècle. Elle semble aujourd'hui éteinte, mais un rameau, transplanté au 17e siècle à Zurich, a une descendance assez répandue aujourd'hui.
La famille Köchlin (ou Köchli) apparait dans les écrits de la ville à plusieurs reprises. En 1472, Hermann Köchli est 'Frühmesser' (prêtre) et Jean Köchli juge. En 1604, Hermann Köchli est bourgmestre de la ville.
Cette famille Köchlin semble s'être éteinte aujourd'hui. Cependant, en 1440, Jean KÖCHLIN, de Stein-am-Rhein, s'établit à Zurich et y obtient le droit de bourgeoisie. C'est à partir de lui qu'on peut prouver l'existence ininterrompue de la famille Koechlin à Zurich et ses environs, puis plus tard à Mulhouse.
Carte historique de la famille Koechlin autour de Stein-am-Rhein
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Les Koechlin à Zurich
Zurich et ses environ voit se développer au 15e siècle la famille Köchli, dont l'une des branches est considérée comme l'origine de la famille Koechlin de Mulhouse.
En 1440, apparait à Zurich la famille Köchli de Stein. Cette branche s'étend au 15e siècle autour de Zurich : Wiedikon, Riesbach, Enge, Wollishofen, Schlieren... Pendant plus de deux siècles, les membres de cette famile évoluent entre Zurich et ses environs (voir la note historique "La branche Köchli de Zurich").
La branche zurichoise perdure au travers notamment de Jean-Jacques Köchli. En revanche, toutes les autres branches du nom résidant à Zurich s'éteingnent ou émigrent. Après le 17e siècle, la famille Köchli de Wiedikon et de Schlieren s'éteint à son tour. En revanche, à Enge et à Wollishofen, elle se maintient jusqu'à une période récente.
La partie de la famille Köchli qui a émigré à Hottingen donnera quant à elle naissance, via Diethelm Köchlin, à la branche Koechlin de Mulhouse.
Plus tard, au commencement du 19e siècle, on trouve encore trace d'une famille Köchlin à Elgg, près de Winterthur et, dans la seconde moitié du 19e siècle, d'une autre s'écrivant Köchli à Ober-Steinmaur, près de Regensberg.
Vous trouverez dans la carte ci-dessous les principaux événements, autour de Zurich, pour lesquels il a été possible de retrouver une trace.
Carte de Zurich
Carte historique de la famille Koechlin autour de Zurich
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Les Koechlin à Mulhouse
Mulhouse est considéré comme le berceau de la famille Koechlin. Au 18e siècle, la famille a joué un rôle important dans la prospérité industrielle de la ville, ainsi que dans son rayonnement politique.
En 1746, Samuel Koechlin, fils de Samuel Koechlin, hôtelier à Mulhouse, et d'Esther Maring, est l’un des fondateurs de la première manufacture d'indiennes. Il s'associe pour cela avec Jean-Jacques Schmaltzer, Jean-Henri Dollfus et Jean-Jacques Feer. Ces hommes jeunes et entreprenants ont la chance de réussir et jettent ainsi les bases de l'activité industrielle de Mulhouse.
Les descendants de Samuel se chargèrent de faire prospérer l’industrie textile, notamment au travers de la maison Nicolas Koechlin et frères fondée en 1806 est divisée en 1831 en quatre branches :
- La maison Nicolas Koechlin et frères à Mulhouse, dite filature de la cour de Lorraine devenue Hirn et Guth puis Xavier Jourdain fut détruite par un incendie en 1870.
- La maison frères Koechlin à Mulhouse, impression sur étoffes, a été absorbée en 1923 par Schaeffer et Cie.
- L’établissement Nicolas Koechlin et frères de Masevaux devenu en 1850 Napoléon Koechlin et Cie et qui garda son nom jusques à sa disparition.
- L’établissement Pierre et Edouard Koechlin à Loerrach, devenu Koechlin Baumgartner et Cie et subsiste toujours.
On peut citer également les établissements suivants :
- l'établissement Steinbach Koechlin & Cie, successeurs de Blech Fries et de Blech Steinbach & Mantz, usine d'impression,
- l'établissement Schlumberger Koechlin & Cie, entre 1830 à 1844,
- les Établissements Isaac Koechlin à Willer-sur-Thur, fondés en 1805,
- les établissements Fritz Koechlin, avec exploitation de filature à Stosswihr, (Haut-Rhin) et de tissages à Héricourt (Haute-Saône) et à Ramonchamp (Vosges),
- l'importante filature Georges Koechlin, créée en 1883 à Belfort,
- La première filature alsacienne de laines peignées André Koechlin Risler et Cie, fondée en 1838,
- la filature de coton, puis de laines peignées Koechlin Dollfus et frères à Mulhouse, devenue Koechlin Schwartz et Cie en 1867 puis Engel et Cie après 1890,
- La maison Heilmann Koechlin Schmidt et Cie, filature de laines peignées,
- la maison Koechlin, Buchy, tissage de soie à Mulhouse.
Au delà de l'activité industrielle, de nombreux Koechlin ont contribué à donner une notoriété au nom de leur famille. Nous songeons en premier lieu à Jean-Jacques [AF/70], Nicolas [AJ/73] et André [GI/90] Koechlin que leur rôle économique, politique et social destinaient à être élus à la Chambre des Députés, sous la Restauration et la Monarchie de Juillet. Rappelons aussi le rôle d'Alfred Koechlin-Steinbach [AM9/157], 1825-1872, chef du parti républicain à Mulhouse sous le Second Empire et membre de la commission municipale de 1870/1871. Élu député à l'Assemblée Nationale de 1871, il est l'un des signataires de la fameuse déclaration de Bordeaux, protestant solennellement contre la cession de I'Alsace-Lorraine à l'Empire Allemand. Il ne faut pas le confondre avec son cousin Alfred Koechlin-Schwartz [AH11/326] 1829-1895, commandant du corps des sapeurs-pompiers de Mulhouse, ardent bonapartiste, député du Nord et maire du 8ième arrondissement de Paris sous la 3ième république.
Au 19e siècle, les Koechlin jouent un rôle déterminant dans la vie politique de Mulhouse. L'organisation sociale et politique de la petite République de Mulhouse, comme d'ailleurs celle des Cantons suisses en général, favorisait considérablement le sens civique des hommes qui y vivaient. La création d'affaires industrielles ou commerciales n'était que l'un des aspects de ce civisme. Contrairement à ce que l'on serait tenté de croire, ce n'est pas tant le désir d'accumuler des richesses qui à été le mobile essentiel ayant poussé les Koechlin, ou d'autres, à développer leurs industries, que le besoin de se rendre utiles dans la tradition protestante.
C'est ainsi que les Koechlin, en complément de leur activité industrielle, s'impliquent fortement dans la vie politique de Mulhouse. Certains d'entre eux deviennent Maire de la ville. On peut citer :
- Josué Koechlin (1756-1830), l'un des fils de Samuel, maire de 1811 à 1814.
- Jean-Jacques Koechlin (1776-1834), petit-fils de Samuel et gendre de Josué, maire de février à juin 1815 et de 1819 à 1820. Il est à cette occasion le bienfaiteur des orphelins.
- André Koechlin (1789-1875), un autre petit-fils de Samuel, fut maire en 1830/31 et de 1832 à 1840. Il doit résilier ses fonctions de maire pour prendre un poste de député du Haut-Rhin. Son passage à la mairie est marqué par la création de l'école primaire et celle des hospices civils.
- Émile Koechlin (1808-1883), maire de 1848 à 1852.
- Joseph Koechlin-Schlumberger (1796-1863), géologue distingué, fut maire de 1852 à 1863.
- Jean Mieg-Koechlin, gendre de Joseph Koechlin-Schlumberger, maire de Mulhouse de 1872 à 1887
Carte historique de la famille Koechlin autour Mulhouse
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Les Koechlin dans le monde
La famille Koechlin s'est étendue peu à peu en dehors de sa région d'origine. C'est ainsi que l'on retrouve des branches de la famille en Autriche, au Pays-bas et au Pérou.
Autriche
En1809, Samuel Koechlin[AD/69], 1774-1850, s'installe à Kettenhof dans la banlieue de Vienne. On trouve parmi ses descendants Jean Koechlin [AD1/131], 1797-1853, coloriste à Prague, et Karl (Charles) Koechlin [AD11/305], 1828-1894, architecte à Vienne.
Pays-Bas
En 1856, Josué-Emile Koechlin [IK2/229], 1830-1912, fils de Joseph Koechlin-Schlumberger [IK/100], épouse à la Haye, Wijnanda Nicola. Il créé avec son beau-père un moulin à vapeur à Voorburg, près de La Haye puis tente, en 1868, d'introduire cette industrie à Mulhouse. En 1878, le matériel est démonté et transporté en Hollande, où la minoterie poursuivit son activité à Voorburg.
C'est alors qu'une branche de la famille Koechlin se fixa définitivement aux Pays-Bas, y exploitant une industrie alimentaire qui jusqu'alors n'avait pas tenté ses prédécesseurs.
Henry Koechlin, l'auteur de la généalogie de 1975 y a exercé la profession d'imprimeur.
Aujourd'hui, il n'y a plus de porteur du nom, mais de nombreux descendants y vivent.
Pérou
Albert Koechlin [AP7/171],1825-1903, s'établit au Pérou. Il se marie en 1856 et fonde l'établissement Albert Koechlin. Il a une nombreuse descendance au Pérou, toujours active aujourd'hui.
En juillet 2002, trois cent dix Koechlin péruviens se sont réunis pour célébrer les 150 ans de l’arrivée au Pérou d'Albert Koechlin. Cette cousinade géante a eu lieu dans la grande propriété de Peter Koechlin von Stein (AP7577).